Bookcrosser malgré tout

Aujourd'hui, comme la plupart des dimanches, je n'ai rien à faire d'autre que de rédiger mon plan d'affaire ou aller à la Lanterne.
C'est donc le jour idéal pour accomplir mon devoir de bookcrosser. Oui, je suis un bookcrosser, un mauvais bookcrosser mais un bookcrosser quand même.
J'ai dans mon appartement un livre de Boris Vian trouvé sur un trottoir strasbourgeois un après-midi d'été, et je ne l'ai jamais remis en circulation. Je n'en suis pas fier. Je vais donc me racheter en libérant le bouquin dans la journée.
Mon retard ne doit pas vous faire croire que je n'aime pas le bookcrossing. Bien au contraire, cet idée me paraît géniale, porteuse de concepts séduisants : libre circulation, caractère aléatoire, jeu urbain, diffusion de la culture, court-circuitage des intermédiaires marchands (j'ai beaucoup lu Vaneigem dans ma jeunesse)... tout ça matinée d'une utilisation judicieuse et intelligente du Web.
Je n'ai tout simplement pas été à la hauteur, jusqu'à aujourd'hui.
Libérer ce livre, oui, ça me sortira de ma sombre mansarde, mais la neige ? Hum... je ne pourrai pas le déposer dans la rue avec toute cette neige. Va pour la Lanterne alors (je suis si faible...)
NB : En savoir plus sur le bookcrossing (quel horrible anglicisme, n'existe-t'il donc pas de traduction française de ce terme ?)
Commentaires
Bonsoir,
Je suis la personne qui a libéré l'Equarissage pour tous un après midi d'été. Je pensais qu'il ne serai jamais retrouvé ! Hors j'apprends qu'il a passé l'automne et l'hiver bien au chaud dans votre bibliothèque... mieux vaut tard que jamais, et je suis ravie qu'il soit "remis en circulation" aujourd'hui.
Bienvenue dans la merveilleuse aventure du bookcrossing, Pierre !
Vous m'avez fait découvrir un livre, j'ai aujourd'hui découvert un carnet...
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